Accueil
Remonter

Guillaume Landry
 

Ce texte est basé en grande partie sur l'excellent document de Gérard Lebel dans son livre Nos Ancêtres, Volume 11, Sainte-Anne-de-Beaupré, Québec, 1986, pages 85 à 93. Ici j'ai fait des ajustements par rapport à l'information qui est disponible aujourd'hui et ajouter copie des documents originaux. Le texte exact de son texte original est disponible sur cette page.

 

Les Landry de l'Île d'Orléans.


Guillaume Landry a vu le jour à La Ventrouze dans le pays de Perche aujourd'hui dans le département de l'Orne en France. Etaient également citoyens de La Ventrouze, Pierre Gagnon et Renée Roger, son épouse, sa soeur Marguerite Gagnon, compagne d'Eloi Tavernier, Pierre Loignon, Nicole Lemère, épouse de Gaspard Boucher, Marie Mésange, celle qui partagea sa vie avec Mathurin Chabot.

La Ventrouze
Le Perche des aïeux situé à quelque quarante lieues de Paris était enclavé entre quatre grandes provinces françaises: Normandie, Ile-de-France, Orléans et Maine. Le découpage du territoire en départements par la révolution française écorcha le Perche, déjà restreint, au profit de l'Eure, de L'Eure-et-Loir, de la Sarthe et de l'Orne. La Ventrouze appartient maintenant au département de l'Orne, nom hérité d'un petit fleuve du même nom qui y prend sa source. L'Orne comprend quatre arrondissements: Argentan, Domfront, Alançon et Mortagne, ces deux derniers célèbres par leurs chevaux de trait appelés percherons. La Ventrouze appartient à l'arrondissement de Mortagne et au canton de Tourouvre. Depuis trois siècles, rien n'a pratiquement changé à La Ventrouze.

Guillaume Landry reçut le baptême, un jeudi 23 février 1623. Noël Desavis, son oncle, et Françoise Chamboy, de Tourouvre, l'accompagnaient sur les fonts baptismaux. Mathurin Landry, maitre tailleur d'habits, et Damiane Desavis, ses père et mère, s'étaient mariés à La Ventrouze, le 8 novembre 1620. Mathurin Landry était originaire de Neuilli-sur-Eure. Quant à Damiane Desavis, fille de feu Guillaume, elle était une authentique citoyenne de La Ventrouze. Claude Huet, prieur de La Ventrouze, avait béni son mariage.

 

 

Plaque dans l'église Sainte-Madeleine à La Ventrouze

 

 

Source: Alain Perron, http://pagesperso-orange.fr/alain.perron/

 

Autres photos

 de

La Ventrouze ici

Église Sainte-Madeleine

Source: Archéo125, Philippe Cousin http://www.archeo125.org/visites/07O_pagimage_01.php

 

Le R. P. Archange Godbout, O.F.M., a trouvé une soeur et deux frères du jeune Guillaume Landry: Sébastienne, filleule le 13 mars 1624 de Sébastien Desavis et de Louise, femme de Julien Lehoux; Robert Landry, baptisé le 18 mars 1630; Jean Landry présenté sur la fontaine baptismale par Jean Aléaume et Madeleine Laroche, femme de Noël Desavis, le 25 mars 1636.
 

Eclaireur
Un éclaireur, c'est un soldat chargé de précéder une troupe en campagne, un cavalier en avant d'un escadron, un navire de grande vitesse près de l'escadre, une oie blanche arrivée plusieurs jours avant le voilier de passage pour s'assurer de la situation traditionnelle de l'habitat saisonnier. Au Canada français, nous avons eu de ces éclaireurs venus sonder le pays avant l'arrivée des fistons. Pierre Simard vint probablement seul en Nouvelle-France, avant de conseiller à son fils Noël dit Lombrette de s'y établir.
 

O surprise! Mathurin Landry, maître-tailleur d'habits, explora les rives du Saint-Laurent plusieurs années avant la traversée de son fils. Il serait venu ici comme serviteur des Jésuites en 1643. Deux preuves existent dans les registres religieux de Trois-Rivières. Le 16 juillet 1643, Mathurin Landry se présente comme parrain de Mathurin Pouaouagan. Le père Jean de Brébeuf administra le baptême à l'Amérindien. L'on sait que le célèbre missionnaire a vécu dans la région de Québec, de l'automne 1641 au 17 septembre 1644. Puis, le 29 juillet 1643, Mathurin Landry devint parrain d'un autre petit amérindien Mathurin, fils de Jean Pachirinich et de Françoise Pakintemdamages. Paul Lejeune, S.J., l'un des fondateurs de la mission de Trois-Rivières, versa l'eau baptismale sur le front de l'enfant indigène.
 

En quel honneur Mathurin avait-il décidé de chercher aventure en Nouvelle-France? Sommes-nous bien en présence du paternel de l'ancêtre canadien Guillaume? Peut-on espérer présenter un jour une vérité plus manifeste? Parmi les dix-neuf millions de sujets français du début du règne du Roi-Soleil, serait-il possible de trouver l'existence de plusieurs Mathurin Landry, nom assez répandu dans le royaume?...
 

Mathurin Landry retourna en France, peut-être même à l'automne 1643. Son fils Guillaume viendrait le remplacer une dizaine d'années plus tard.
 

Concessionnaire
Guillaume Landry vint un jour s'établir en Nouvelle-France, plus précisément à l'île d'Orléans comme l'un de ses premiers pionniers, paroisse Sainte-Famille fondée en 1661.
 

Les trois premières seigneuries de la Nouvelle-France sont Beauport en 1634, Beaupré en 1636 et celle d'Orléans le 1er juillet 1638. La seigneurie de l'île comporta trois arrière-fiefs principaux: Beaulieu, Argentenay et Charny-Lirec. Ce dernier territoire, côté nord de l'île, celui sur lequel vivra l'ancêtre Landry, fut concédé le 24 juillet 1652 par le gouverneur Jean de Lauzon à son fils Charles. Charles de Lauzon fera trente-six concessions dans Ste-Famille, dont l'une à Guillaume Landry. Quand Mgr de Laval deviendra propriétaire majoritaire de l'île à la fin d'août 1664, il ne fera que cinq nouvelles concessions à Ste-Famille. François Berthelot prendra la relève de Mgr de Laval le 24 avril 1675. La paroisse de Ste-Famille était alors presqu'entièrement entre les mains de concessionnaires comme Guillaume Landry.
 

L'arrivée au Canada de Robert Gagnon et de Guillaume Landry se cache toujours dans les secrets de la petite histoire. Le 2 avril 1656, donc avant l'ouverture de la navigation, les deux amis de La Ventrouze sont à Québec chez Charles de Lauzon, en présence de François Badeau, notaire, pour l'obtention de leur concession à l'île d'Orléans. Ils seront voisins. Guillaume obtint trois arpents de terre de front «sur le grand fleuve St Laurent». Guillaume paiera «chaque jour et feste St Remy chef d'octobre» vingt sols de rente et douze deniers de cens «pour chacun desdits arpents de front». Guillaume Bouché dit Morency sera son voisin du côté de l'est. Guillaume Landry pourra vivre à cet endroit comme propriétaire à part entière et même pêcher à sa guise dans le fleuve, vis-à-vis sa concession. A l'époque de la vieille France, quelle richesse!

 

Pierre-Georges Roy, L'Île d'Orléans, Publié par La Commission des Monuments historiques de la Province de Québec en 1928. Réédition 1976 Librairie Garneau Limitée, Éditeur officiel du Québec, page 111.

L'arrière-fief de Lirec

Voici un arrière-fief dont l'histoire n'est pas longue.
Nous savons que l'arrière-fief de Lirec fut concédé à m. de Lauzon Charny avant 1656. Il était situé dans la paroisse actuelle de la Sainte-Famille.

Le 2 avril 1656, M. de Lauzon Charny accordait quatorze concessions de terre dans son arrière-fief de Lirec: quatre arpents à Robert Gagnon, quatre arpents à Robert Mézéré, quatre arpents à Jacques Bilodeau, trois arpents et six perches à Maurice Arrivé (Larrivée), quatre arpents à Pierre Nolin dit Lafougère, quatre arpents à Siméon Lerreau, trois arpents à Guillaume Baucher dit Morency, trois arpents à Pierre Loignon, trois arpents à Louis Côté, quatre arpents à Michel Guyon, cinq arpents à Claude Guyon, quatre arpents à François Guyon, quatre arpents à Jacques Perrot dit Vildaigre et trois arpents à Guillaume Landry. Toutes ces concessions reçues par le notaire François Badeau portent à peu près les mêmes conditions.

Le 15 juillet 1657, M. de Lauzon Charny fit une nouvelle concession, devant le même notaire, de trois arpents à Jean Lehoux.

Le 2 septembre 1666, M. de Lauzon Charny vend à Mgr de Laval sa terre et seigneurie de Lirec, "située en l'île d'Orléans, du côté du nord, bornée du côté du nordest aux terres de la seigneurie d'Argentenay, du côté du sorouest aux terres de damoiselle Éléonore de Grandmaison, femme du sieur de la Tesserie, de front dans le grand fleuve Saint-Laurent, et de profondeur jusqu'au chemin ou route qui traversera la dite île d'Orléans de pointe en pointe et par la moitié (1)." L'achat de l'arrière-fief de Lirec par Mgr de Laval, seigneur principal de l'île d'Orléans, le fit donc disparaître puisqu'il retomba dans le domaine du seigneur dominant.

(1) Acte de Romain Becquet, notaire à Québec, 2 septembre 1666.


 

Cette terre porte les numéros cadastraux actuels 55, 56 et 57. Un descendant pèlerin peut la retrouver avec les numéros civiques 4327, 4348, 4350.


Plan de cadastre de l'Île d'Orléans en 1689. Cette carte réalisé par Joseph Camille Pouliot en 1927 pour son livre L'Île d'Orléans et basé sur la carte faite en 1689 par Villeneuve, ingénieur du Roi.

 

Cliquer ici pour voir des photos de la terre actuel, anciennement de Guillaume Landry, ainsi que sa position géographique sur la carte Google.

 

Gabrielle Barré
Guillaume Landry et Robert Gagnon se mirent à l'oeuvre pour exploiter leur concession. Dès l'automne 1657, Gagnon fonda foyer en épousant Marie Parenteau, une rochellaise. Guillaume, lui, prépara l'arrivée de son épouse jusqu'en 1659, c'est-à-dire trois ans après son installation à l'île.
 

Pierre Labrecque, dieppois, rencontra un jour Gabrielle Barré, la servante de Marie Couillard, épouse de François Bissot, sieur de La Rivière. Le 11 novembre 1658, Pierre et Gabrielle étaient chez le notaire Audouart pour approbation de leur contrat de mariage. Les noces furent annulées. Gabrielle Barré, fille de Jacques et de Judith Dubaut de Saint-Nicolas de La Rochelle, continua de prêter ses services à la famille Bissot. Par la suite, Guillaume Landry fit la connaissance de Gabrielle. À la maison de Bissot, les deux amoureux se réunirent, devant le notaire Audouart, avec leurs amis: Marie Couillard, une cousine Marguerite Aubert, femme de Martin Grouvel, le marchand Mathurin Morisset, le percheron Jacques Lehoux de Beauport et son fils Jean, maître-charpentier, l'ami et voisin Robert Gagnon et un maître-cordonnier Charles Achapt originaire de La Rochelle. Presque tout ce beau monde signa la convention matrimoniale à l'exception des futurs conjoints, le 24 août 1659. Ici on peut voir une photo de ce contrat.
 

Après le contrat de mariage de Guillaume Landry et de Gabrielle Barré, le ciel devint sombre, un instant. Pierre Labrecque rencontra Guillaume Landry. Y eut-il des mots aigres-doux?... Labrecque exigea cinquante livres tournois en dommages causés. Guillaume, qui aimait Gabrielle, promit devant notaire le 21 septembre 1659 de verser la somme demandée. Pierre Labrecque n'était pas là pour la signature du contrat. Il avait envoyé son procureur Jean-Paul Maheu...
 

Les bans sont publiés les 31 août, 28 septembre et 5 octobre. Le 14 octobre 1659, l'abbé Jean Torcapel, arrivé depuis quelques mois à Québec et nommé premier curé de la paroisse Notre-Dame, bénit le mariage de Guillaume et de Gabrielle. Robert Gagnon, Jacques Perrot dit Villedaigre, François Becquet, neveu de François Bissot, et Charles Achapt assistaient à la cérémonie comme sympathiques témoins. Noter à l'époque le curé écrit Guillaume L'Endry et Gabrielle Baré.



 

La terre de Jean Avice

Jean Avice avait obtenu une terre à l'île d'Orléans, le 4 décembre 1662. Entre 1662 et 1666, Jean délaissa son bien au profit de Guillaume Landry, on ne sait quand ni pourquoi. Le 11 juin 1666, Guillaume revend cette propriété avec cabane à Mathurin Chabot, pour cinquante livres tournois. Ces deux arpents de front de terre, côté nord, étaient situés près de la ferme de Mathieu Côté. Ce Jean Avice a 22 ans au recensement de 1666, 26 ans à celui de 1667 où il est à Lauzon, domestique de Georges Cadoret. Il a 40 ans au recensement de 1681 et demeure à la basse-ville de Québec.  (Jetté, p.36)

 

Nous savons aussi que Denis Avice, originaire de Saint-Martin de Rouen, avait épousé en France Jeanne Crevier avant 1665. La veuve Crevier épousa Vincent Brunet en 1681 (Jetté, p.36). Il n'est pas établi s'il y a un lien de parenté entre ces deux Avice et encore plus improbable avec Damiane Desavis, la mère de Guillaume Landry.
 

Le quotidien
 

Au recensement de 1666 il y a déjà 452 personnes installées à l'île d'Orléans. Au recensement de 1667, Guillaume Landry, 44 ans, et sa femme, 29 ans, possèdent quinze arpents de terre en culture. Quatorze ans plus tard, 1681, la famille Landry présente un cheptel vif de quatre ruminants seulement, sans augmentation de son étendue de terre défrichée.

Trois fleurs, deux tiges
Les époux Landry mirent trois enfants au monde: Marguerite, Claude et Barthélemi. De ces trois fleurs, deux seules eurent la chance de s'épanouir jusqu'à un âge avancé et de se propager.
 

L'aînée Marguerite naquit vers 1660, l'année où ses père et mère recevaient le sacrement de confirmation des mains de monseigneur de Laval, à Château-Richer, le jour de la Chandeleur. Cette Marguerite s'épanouit bien vite puisque, à Ste-Famille, le 26 novembre 1672, à peine 12 ans, elle épousait Esprit Carbonneau dit Provencal, fils d'Antoine et de Marguerite Petit. Cet ancêtre Carbonneau venait d'Apt en Provence. Le 7 décembre 1674, Jacques leur premier né, fait de Gabrielle une jeune grand-mère de 36 ans. Dix enfants Carbonneau, tous baptisés à Ste-Famille, servirent de couronne à ce foyer bien vivant. A la troisième génération, il y avait au moins soixante-trois petits-enfants descendant de Marguerite Landry. Son baptême n'est pas inscrit tant dans le registre de Québec ni de Château-Richer.
 

Claude Landry reçut le don de la vie, le 22 juin 1662, à Ste-Famille. Ce n'est que le 20 juillet suivant à Château-Richer que l'abbé Thomas Morel baptisa le bambin devant Claude Guyon, époux de Catherine Colin, et Marie Paradis, femme de Guillaume Banché. Claude grandit face au fleuve qu'il aimait.


 

Le cadet Barthélemi, né le 12 avril 1666, fut baptisé le même jour par le missionnaire Thomas Morel, devant Marguerite Drugeon, l'épouse de Jean Lehoux, et Pierre Loignon. Ce Barthélemi possède l'honneur d'être le premier de la liste des baptisés inscrits dans le registre de Ste-Famille. Barthélemi grandit normalement.

"1666 Barthelemy Landry - Le dousieme jour du moys d'apvril de l'année mil six cent soixante et six a esté baptisé Barthelemy fils de Guillaume Landry et de Gabrielle Barré sa femme, nay le mesme jour du mesme moys et an. Le parrain a esté Pierre Loignon, la marraine Elisabeth Druion femme de Jean Le Houx. Thomas Morel prestre missionnaire"

 

A l'âge de vingt-quatre ans, le 11 mars 1686, Claude s'engage «aux MM. de la Cie du Nord, pour faire voyage à partir de Québec à aller à Montréal et de là à Temiscamingues, Abittiby et jusqu'au fond de la baye du Nord, pour porter des vivres et rapporter des pelleteries». L'année suivante, le 12 janvier 1687, devant le même notaire Rageot à Québec, Claude, matelot, habitant de la Ste-Famille, accepte un engagement «à la Cie du Nord, pour faire voyage dans tel bâtiment qu'il plaira à la dite Cie, avec le capitaine Maron, pilote de bâtiment», dont l'identité nous échappe.

 

Une génération disparaît

L'année 1688 en fut une d'épreuve pour les Landry. Le 4 juillet, Gabrielle Barré, à peine cinquante ans d'âge (le registre indique 60), était inhumée à Ste-Famille. 

 

Enfin, Claude délaissa la mer pour s'occuper des choses du coeur. Le mardi 17 août 1688, Claude et Angélique Vérieul ou Veilleux, fille de l'ancêtre Nicolas, s'unirent pour la vie par les liens sacrés du mariage, à Ste-Famille. Le couple donna à l'île d'Orléans treize sujets dont neuf au moins contractèrent mariage et firent pousser soixante-dix-huit branches nouvelles sur le tronc de l'arbre Barré-Veilleux-Landry. Le 17 août 1688, Barthélemi assiste au mariage de son frère Claude. Deux mois plus tard, victime d'un accident ou d'une épidémie, il meurt à l'âge de vingt-deux ans. Le curé François Lamy présida les funérailles, le 13 octobre 1688, à Ste-Famille, devant Robert Emond, 17 ans, et Pierre Arrivé, 17 ans également, fils de Jean et de Jeanne Barbereau.

 

Le 27 octobre, l'ancêtre Guillaume, abasourdi par cette double épreuve de taille, décide de se donner corps et biens à ses deux enfants restants. Sa fille Marguerite aura la moitié est de la ferme paternelle; Claude, l'autre partie. Cependant, Guillaume se réserve l'usufruit de tous ses biens nécessaires à sa subsistance tant «sain que malade», jusqu'à sa mort, qui ne tardera pas à survenir. Dès le 8 janvier 1689 l'ancêtre Landry allait rejoindre les siens en Paradis. Il avait soixante-cinq ans d'âge et de mérite. Une première génération venait de disparaître.

 

Claude prend la relève

L'on sait que, le 5 février 1709, une ordonnance avait condamné Claude Landry, sénior, à nettoyer un arpent de terre pour David Létourneau, après les semences, pour le rembourser du blé et de la farine qu'il lui a fournis. Les petits-enfants Landry étaient plus actifs que leur grand-père. Le 20 novembre 1729, le gouvernement émet une ordonnance qui défend à Charles Landry et à Claude son frère, habitants de St-François de l'île, de tenir cabaret et de vendre des vins et eaux-de-vie...
 

Claude Landry vécut jusqu'à un âge avancé, 86 ans. Il fut inhumé le 20 septembre 1748. Probablement par inattention le célébrant a écrit Pierre Landry en lieu de Claude lors de son décès.


 


 

BIBLIOGRAPHIE de Gérard Lebel dans son livre Nos Ancêtres.
Greffe Audouart, 24 août 1659; 21 septembre 1659. Greffe Badeau, 2 avril 1656.
Greffe Chambalon, 1 août 1694.
Greffe Rageot, 11 mars 1686; 12 janvier 1687. Greffe Vachon, 11 juin 1666; 27 octobre 1688.
Gariépy, Raymond, Les Seigneuries de Beaupré et de File d'Orléans dans leurs débuts (1974 ), pp. 13-19.
Godbout, Archange, Origines des Familles canadiennes-françaises (1925), pp. 183, 202; Les Pionniers de la région trifluvienne 1634-1647 (1934), p. 42.
Jetté, René, Dictionnaire Généalogique des Familles du Québec (1983), p. 643.
Lafontaine, André, Recensement annoté de la Nouvelle-France 1681 (1981), p. 248.
Létourneau, Raymond, Sainte-Famille, l'Aînée de l'île d'Orléans (1984), pp. 61, 69, 80-90.
Roy, Léon, Les Terres de l'île d'Orléans (édition revue et augmentée par Raymond Gariépy, 1978 ), pp. 40, 85, 88-90, 102, 349, 372, 384.
Roy, Pierre-Georges, Inventaire des Ordonnances des Intendants de la Nouvelle-France (1919), vol. 1, p. 71; vol. 2, p. 42.
Tremblay, Jean-Paul, La Tremblaye millénaire (1975), vol. 1, p. 119; Le Perche des Aïeux (1979), p. 32.
Trudel, Marcel, Catalogue des immigrants 1632-1662 (1983), pp. 119, 325, 376; Le Terrier du Saint-Laurent en 1663 (1973 ), pp. 60, 540.
Biographies Canadiennes-Françaises, Who's Who in Quebec, 28e édition (1981-1982 ), pp. 242-245. Notices biographiques de l'Honorable
Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française, vol. 3, pp. 176-178; vol. 6, pp. 33-39; vol. 18, pp. 56, 74, 83; vol. 23, p. 24.
PRDH, vol. 7, au mot Landry, etc.
Rapport des Archives de la Province de Québec, vol. 53, pp. 168, 215-217.


 

 

 

Marcel Walter Landry - Pour toute question ou problème concernant ce site Web, envoyez moi un courriel.

Dernière modification : mercredi 21 octobre 2015