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Guyane

Les Acadiens en Guyane

 

 

À ma connaissance il n'y a pas eu de Landry Acadiens qui ont été en Guyane lors du Grand Dérangement. Cependant on les a souvent sollicité. En voici un exemple.

 

 

Robert Larin, Canadiens en Guyane 1754-1805. Les éditions du Septentrion, Québec, 2006.

Le 1er septembre 1764, Paul Perrault incitait les Acadiens à migrer vers la Guyane. Voici leur réponse, dont deux Landry sont signataire.

Annexe K. Pages 249-250.

Réponse des Acadiens au sieur Perrault

De Miquelon, le 16 septembre 1764.

Monsieur,

Nous avons reçu l'honneur de votre lettre par laquelle vous parlez des grands avantages qu'on nous propose en acceptant le parti de passer à Cayenne, suivant les intentions du ministre de France. Tout nous paraît très avantageux, mais nous vous prions, monsieur, de faire attention qu'un pays aussi chaud que celui de Cayenne nous coûterait trop cher, de même que les pays chauds nous ont coûté où les Anglais ont transporté nos gens par la force, d'un climat si excessivement chaud en comparaison de celui de l'Amérique du Nord qui est tempéré et d'autant sain pour nous qu'il est notre pays natal.

Quelque avantage qu'on nous propose en acceptant ce parti et quelques menaces qu'on nous fasse pour le faire, nous préférerons toujours la vie à tout, et jamais nous accepterons le parti de quitter ce climat ici. C'est le sentiment commun de tout notre monde, quoique le nombre en soit petit après avoir perdu la majeure partie, tant par la faim, la prison et les mauvais traitements des Anglais pour nous faire accepter leur parti et changer de sentiments pour notre grand monarque. Mais rien n'y a pu réussir. L'affection pour notre grand roi et notre patrie l'a emporté sur toutes les peines des fers et toutes sortes de mauvais traitements que nous avons souffert de l'ennemi. Ainsi, le petit nombre que nous sommes, étant réchappés de tant de maux, et rentrés dans le sein de notre patrie, nous espérons que notre bon roi de France, notre père, voudra bien nous traiter comme ses pauvres enfants et fidèles sujets de son grand pouvoir, en ne nous contraignant pas de passer dans un climat si opposé à celui de notre naissance. Qu'au contraire nous espérons de sa bonté qu'il nous fournira les secours possibles pour conserver des jours que nous coulerons en demandant sans cesse que la bénédiction du Seigneur tombe sur un si bon monarque et son empire, en attendant qu'il nous fournisse l'occasion de verser notre sang pour sa défense et celle de son empire, comme ont fait nos pères et que nous sommes prêts de faire dans mille rencontres.

Voici, Monsieur, nos derniers sentiments à ce sujet et nous espérons que notre bon roi de France ne nous en traitera pas plus mal, attendu qu'il n'y a rien contre sa volonté, son intention étant de ne contraindre personne à passer à Cayenne, et vous prions de nous croire très respectueusement,

Monsieur

Vos très humbles et très obéissants serviteurs
Les Acadiens de Miquelon

[Signé:]

Joseph Vignau Jacques Bourgeois

 

Jacques Vignau, frères

Jacques Moyen

Jean Ebere

Toussaint Blanchard

Pierre Richar

Jean-Baptiste Landry

Joseph Sirs

Jean Vignau

François Cormié

 Jacques Ebere

 Baptiste Maurice

 Pierre Gotro

Charles Leblanc

 Pierre Leblanc

Jacques Leblanc

Joseph Landry

Michel Chiasson

Charles Boudro

Pierre Arsenau

Abraham Vignau

Benoît Quomau

Paul Sirs

Jean Sirs

Claude Bourgeois

Joseph Maurice

Magloire Ebere

Joseph Maurice

Pierre Jause

Jacques Vignau

Maurice Como

Jean Bertrand

Joseph Bourgeois

jean Ebere

Paul Bourg

Joseph Cormié

Joseph Cormié

jean Cormié

Louis Le Male

Jean Boudro

Pierre Vignau

Jean Terriau

Pierre Sirs

Source: Robert Larin, Canadiens en Guyane, 1754-1805. Les éditions du Septentrion, Québec, 2006, p.249-250.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dernière modification : jeudi 29 août 2013