Jean Cadieux

M 1671 - 1709  (38 années)


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  • Nom Jean Cadieux 
    Naissance 1671  Montréal, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1
    Baptême 12 mars 1671  Montréal, (Notre-Dame), QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1
    Sexe
    Occupation entre 20 mai 1695 et 28 juil 1704  [1
    Engagé pour l'ouest 
    • Cependant présent aux baptêmes de ses enfants: 13jun1697, 07jan1701 et 02mar1703.
    Numéro # #5177 
    Ancêtre Ancêtres de Marcel Walter Landry #5000 
    Décès MAI 1709  L'Ile-du-Grand-Calumet, Pontiac, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [2
    • Re-mariage de son épouse.
    ID personne I5177  Landry
    Dernière modif. 27 déc 2010 

    Père Jean Cadieux,   n. 1629, Luché-Pringé, [Pringé-sur-Loir], (Notre-Dame), Sarthe, France Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu,   d. 30 sept 1681, Montréal, (Notre-Dame), QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  (âge 52 années) 
    Mère Marie Valade,   n. Vers 1647, La Rochelle, Charente-Maritime, France Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu,   d. jan 1719, Montréal, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  (âge ~ 72 années) 
    Contrat de mariage 15 nov 1663  Montréal, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1
    • Contrat Basset.
    Mariage 26 nov 1663  Montréal, (Notre-Dame), QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1, 3, 4
    ID Famille F7056  Feuille familiale  |  Tableau de famille

    Famille Marie Bourdon,   n. 8 août 1675, Longueuil, Chambly, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu,   d. Vers 1742, Nouvelle-France Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  (âge 66 années) 
    Contrat de mariage 23 mai 1695  Boucherville, Chambly, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1
    • Contrat Fleuricourt. "devant Léger Hébert (et non Fleurimont, comme l'indique erronément Jetté)"
    Mariage 30 mai 1695  Boucherville, (Ste-Famille), Chambly, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1
    • Jean 26 ans et Marie 20 ans.
    Enfants 
     1. Pierre Cadieux,   n. 2 mars 1703, Longueuil, Chambly, QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu,   d. 2 juil 1782, Montréal, [Pointe-Claire], QC Trouvez tous les individus avec un évènement dans ce lieu  (âge 79 années)
    Dernière modif. 9 avr 2019 
    ID Famille F3244  Feuille familiale  |  Tableau de famille

  • Carte d'événements
    Lien Google MapNaissance - 1671 - Montréal, QC Lien Google Earth
     = Lien Google Earth 
    Légende  : Local, édifice       : Paroisse, quartier       : Ville/Village       : Comté/Département       : Etat/Province/Pays       : Pays       : Divers

  • Notes 
    • La complainte de Cadieux. http://legrenierdebibiane.com/trouvailles/legendes/cadieux/complainte.htm
      et http://digital.library.upenn.edu/women/garvin/poets/mackay.html
    • Source: http://vraifauxgenealogie.blogspot.com/2010/04/marie-bourdon-alias-mehwatta-une.html
      En 1709, Jean Cadieux est à l'Île du Grand Calumet (aujourd'hui dans le comté de Pontiac) pour un voyage de traite. Sur le chemin de retour vers Boucherville où l'attendait sa femme légitime, Cadieux et ses compagnons Algonquins furent cernés par une bande d'Iroquois. La rencontre se solda par la mort d'un Algonquin et la fuite de Cadieux, qui rendit l'âme au Portage des Sept-Chutes (Temiskaming), après avoir écrit la « Complainte de Cadieux » sur un morceau d'écorce. Chose hautement improbable, puisque Cadieux était illettré, comme en témoigne un contrat d'engagement daté du 28 juillet 1704 devant le notaire Taillandier dans lequel le contractant déclare « ne sçavoir signer ». Le corps de Cadieux fut retrouvé dans la fosse qu'il avait lui-même creusée, partiellement recouvert de feuilles. La « Légende de Jean Cadieux » était née.

      Selon Benjamin Sulte (BRH, vol. III, no. 11, nov. 1897, p. 173), la « Complainte de Cadieux » serait apparue dans le répertoire des chants populaires canadiens-français vers 1840. Une première version écrite a été publiée par Joseph-Charles Taché dans Soirées Canadiennes puis dans Forestiers et Voyageurs en 1863. Elle paraît aussi dans les Chansons populaires du Canada d'Ernest Gagnon en 1865.


      Source: http://legrenierdebibiane.com/trouvailles/legendes/cadieux/complainte.htm
      La complainte de Cadieux


      « Petit rocher de la Haute-Montagne,
      Je viens ici finir cette campagne!
      Ah! Doux échos, entendez mes soupirs,
      En languissant, je vais bientôt mourir!
      Petits oiseaux, vos douces harmonies,
      Quand vous chantez, me rattachent à la vie:
      Ah! Si j'avais des ailes commes vous,
      Je s'rais heureux avant qu'il fut deux jours!

      Seul dans ces bois, que j'ai eu de soucis,
      Pensant toujours à mes si chers amis;
      Je demandais: hélas! Sont-ils noyés?
      Les Iroquois les auraient-ils tués?

      Un de ces jours que m'étant éloigné,
      En revenant je vis une fumée;
      Je me suis dit: Ah! Grand Dieu! Qu'est ceci?
      Les Iroquois m'ont-ils pris mon logis?

      Je me suis mis un peu à l'ambassade,
      Afin de voir si c'était embuscade;
      Alors je vis trois visages français.
      M'ont mis le coeur d'une trop grande joie!

      Mes genoux plient, ma faible voix s'arrête,
      Je tombe... hélas! À partir ils s'apprêtent:
      Je reste seul... pas un qui me console,
      Quand la mort vient par un si grand désole!

      Un loup hurlant vient près de ma cabane,
      Voir si mon feu n'avait plus de boucane!
      Je lui ai dit: Retire-toi d'ici;
      Car ma foi, je perdrai ton habit!

      Un noir corbeau volant à l'aventure,
      Vient se percher tout près de ma toiture;
      Je lui ai dit: Mangeur de chair humaine,
      Va-t-en chercher autre viande que mienne.

      Va-t-en là-bas dans ces bois et marais,
      Tu trouveras plusieurs corps iroquois;
      Tu trouveras des chairs aussi des os;
      Va-t-en plus loin, laisse-moi en repos!

      Rossignolet, va dire à ma maîtresse,
      À mes enfants, qu'un adieu je leur laisse,
      Que j'ai gardé mon amour et ma foi,
      Et désormais faut renoncer à moi!

      C'est donc ici que le monde m'abandonne,
      Mai j'ai recours en vous Sauveur des hommes!
      Très-sainte Vierge, ah! M'abandonnez pas,
      Permettez-moi de mourir entre vos bras!»
      Source: Le mémorial du Québec, Tome II, pages 207, 208 et 209.



      http://legrenierdebibiane.com/trouvailles/legendes/cadieux/complainte.htm
      Cette légende inspire la poètesse canadienne-anglaise Isabel Ecclestone Mackay, qui évoque l'agonie du voyageur. Son poème, originalement publié en 1909, figure dans l'anthologie de littérature canadienne de John William Garvin, Canadian Poets (Toronto : McClelland, Goodchild & Stewart Publishers, 1916, p. 237-246)

      Isabel Ecclestone Mackay 1875-1928
      Source: http://digital.library.upenn.edu/women/garvin/poets/mackay.html
      The Passing of Cadieux

      THAT man is brave who at the nod of fate
      Will lay his life a willing offering down,
      That they who loved him may know length of days;
      May stay awhile upon this pleasant earth
      Drinking its gladness and its vigour in,
      Though he himself lie silent evermore,
      Dead to the gentle calling of the Spring,
      Dead to the warmth of Summer; wrapt in dream
      So deep, so far, that never dreamer yet
      Has waked to tell his dream. Men there may be
      Who, careless of its worth, toss life away,
      A counter in some feverish game of chance,
      Or, stranger yet, will sell it day by day
      For toys to play with; but a man who knows
      The love of life and holds it dear and good,
      Prizing each moment, yet will let it go
      That others still may keep the precious thing–
      He is the truly brave!

      This did Cadieux,
      A man who loved the wild and held each day

      [Page 244]

      A gift from Le Bon Dieu to fill with joy
      And offer back again to Him who gave
      (See, now, Messieurs, his grave!) We hold it dear
      The story you have heard–but no? 'Tis strange,
      For we all know the story of Cadieux!
      He was a Frenchman born. One of an age
      That glitters like a gem in history yet,
      The Golden Age of France! 'Twould seem, Messieurs,
      That every country has a Golden Age?
      Ah well, ah well!–

      But this Cadieux, he came
      No one knew whence, nor cared, indeed, to know.
      His simple coming seemed to bring the day,
      So strong was he, so gallant and so gay–
      A maker of sweet songs; with voice so clear
      'Twas like the call of early-soaring bird
      Hymning the sunrise; so at least 'twould seem
      Mehwatta thought–the slim Algonquin girl
      Whose shy black eyes the singer loved to praise.
      She taught him all the soft full-throated words
      With which the Indian-warriors woo their brides,
      And he taught her the dainty phrase of France
      And made her little songs of love, like this:

      'Fresh is love in May
      When the Spring is yearning,
      Life is but a lay,
      Love is quick in learning.

      'Sweet is love in June:
      All the roses blowing
      Whisper 'neath the moon
      Secrets for love's knowing.

      'Sweet is love alway
      When life burns to embers,
      Hearts keep warm for aye
      With what love remembers!'

      Their wigwam rose beside the Calumet
      Where the great waters thunder day and night
      And dawn chased dawn away in gay content.

      [Page 245]

      Then it so chanced, when many moons were spent,
      The brave Cadieux and his brown brothers rose
      To gather up their wealth of furs for trade;
      And in that moment Fate upraised her hand
      And, wantonly, loosed Death upon the trail,
      Red death and terrible–the Iroquois!
      (Oh, the long cry that rent the startled dawn!)
      One way alone remained, if they would live–
      The Calumet, the cataract–perchance
      The good Saint Anne might help!

      'In God's name, go!
      Push off the great canoe, Mehwatta, go!–
      Adieu, petite Mehwatta! Keep good cheer.
      Say thou a prayer; beseech the good Saint Anne!–
      For two must stay behind to hold the way,
      And shall thy husband fail in time of need?
      And would Mehwatta's eyes behold him shamed?–
      Adieu!'–Oh, swift the waters bear them on!
      Now the good God be merciful! ....

      They stayed,
      Cadieux and one Algonquin, and they played
      With a bewildered foe, as children play,
      Crying 'Lo, here am I!' and then 'Lo, here!' 'Lo, there!'
      Their muskets spoke from everywhere at once–
      So swift they ran behind the friendly trees,
      They seemed a host with Death for General–
      And the fierce foe fell back.

      But ere they went
      Their wingèd vengeance found the Algonquin's heart.
      Cadieux was left alone!

      Ah, now, brave soul,
      Began the harder part! To wander through
      The waking woods, stern hunger for a guide;
      To see new life and know that he must die;
      To hear the Spring and know she breathed 'Adieu'! ...
      One wonders what strange songs the forest heard,
      What poignant cry rose to the lonely skies
      To die in music somewhere far above

      [Page 246]

      Or fall in sweetness back upon the earth–
      The requiem of that singer of sweet songs!
      They found him–so–with cross upon his heart,
      His cold hand fast upon this last Complaint–

      'Ends the long trail–at sunset I must die!
      I sing no more–O little bird, sing on
      And flash bright wing against a brighter sky!

      'Sing to my Dear, as once I used to sing;
      Say that I guarded love and kept the faith–
      Fly to her, little bird, on swifter wing.

      'The world slips by, the sun drops down to-night–
      Sweet Mary, comfort me, and let it be
      Thy arms that hold me when I wake to light!'

      [In the early days there came to the region of the Upper Ottawa–to Allumette and Calumet–a voyager by the name of Cadieux. He was more than an ordinary adventurer, for not only could he fight and hunt with the most expert, but he could make sweet songs, words and music, and sing them, too, in a way that was good to hear. So thought, at any rate, a pretty Indian maiden of the Algonquin Ottawas, whom he won for his wife. Their wigwam stood near to the Great Fall of the Calumet. After the season's hunting, Cadieux and his Indian friends were preparing to go to Montreal with their accumulation of furs, when, of a sudden, the alarm was given of the approach, through the woods, of a war party of their deadly enemies, the Iroquois. There was but one means of escape. The canoe was to be committed to the cataract, while someone remained to hold the Iroquois at bay. Cadieux and a single Algonquin remained. The Iroquois finally withdrew, but not before the Algonquin was killed. Cadieux, left alone, wandered for a time in the woods until he became exhausted. Returning at last to Petit-Rocher, and feeling his end approach, he made for himself a grave, and set up a rustic cross to sanctify his departure. His friends, returning to search for him, found him in his grave, partly covered with leaves and branches, the cross beside him, and his hands closed on his last song, "La Complainte de Cadieux."

      The Lament is still sung by the French-Canadians, and the grave of Cadieux is still an object of veneration.–Author's Note.]

  • Sources 
    1. [S1076] Jetté DGFQ 2003, René Jetté, (Gaëtan Morin Éditeur, Montréal, 2003), Page 189.

    2. [S36] Internet - Divers, http://www.nosorigines.net/GenealogieQuebec.aspx?pid=6090&partID=6089.

    3. [S985] Répertoire du registre V1, Divers auteurs, (Divers éditeurs).

    4. [S1064] Fichier Origine - Internet, Coordonnateur du Fichier Origine : Marcel Fournier, (http://www.fichierorigine.com/).